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Rouler en peloton

Rouler en peloton implique un certain savoir-faire et exige une bonne discipline afin d’éviter dans la mesure du possible les accidents. Le clubs cyclistes observent un nombre de règles communes mais chaque groupe a ses particularités. Nous présentons ici les différentes consignes à respecter lors des randonnées de Sport-en-Tête.

  • La vitesse du peloton correspond à la vitesse moyenne enregistrée à la fin d’une randonnée dans un secteur relativement plat et rural. Ainsi, la vitesse observée au cours de la randonnée dépassera souvent la vitesse moyenne lorsque les conditions seront favorables.
  • Lors du départ, le cycliste de tête roule légèrement en-deçà de la vitesse du peloton pour un échauffement de quelques kilomètres.
  • Au cours de la randonnée, le nouveau cycliste de tête conserve la vitesse à laquelle roulait le cycliste qu’il remplace. Les changements de vitesse sont toujours progressifs.
  • Le cycliste de tête observe la route loin devant lui afin de décider à l’avance du meilleur trajet à suivre et indique à l’avance les feux de signalisation, les arrêts ou les changements de route.
  • Le cycliste de tête s’éloigne progressivement de la bordure de la route s’il faut contourner un trou, du sable ou un objet, en pointant le danger à éviter.
  • Le cycliste de tête garde sa position pendant au plus 1 km ou 2 minutes, et passe le relais en autant que la visibilité soit bonne et que l’espace le permette (éviter les courbes ou les ponts étroits). Il s’assure qu’aucune voiture ne croise ou ne dépasse le peloton.
  • Avant de passer le relais, le cycliste de tête indique son intention en levant un bras au-dessus de la tête et en décrivant un petit mouvement circulaire tout en annonçant « relais ». Il accélère légèrement pour se dégager vers l’avant, se range à droite et descend rapidement à la queue du peloton.
  • Le cycliste en queue de peloton annonce au passage du relayeur « dernier » et s’assure que celui-ci prend sa roue.
  • Si le relayeur doit réintégrer d’urgence le peloton durant sa manœuvre, il pointe avec la main l’endroit où il désire s’insérer et s’intercale dès que les cyclistes concernés lui font une place.
  • Dans le peloton, les cyclistes conservent une distance minimale de 30 cm du cycliste qu’ils suivent, en restant vigilants et en évitant les mouvements brusques.
  • Les cyclistes indiquent par une signalisation adéquate les trous ou les obstacles qu’ils jugent dangereux et susceptibles de causer une chute ou un bris.
  • Dans les descentes, le cycliste de tête pédale aussi longtemps qu’il le peut et les autres gardent leur position, en se distançant davantage si la vitesse est grande. Tous gardent les deux mains sur le guidon en tout temps.
  • Dans les montées courtes, les cyclistes gardent leur position. Dans les montées supérieures à 250 m, chaque cycliste monte à son rythme, en prenant soin de doubler un seul cycliste à la fois, par la gauche. En dépassant, le cycliste annonce « je passe à gauche ». Le peloton se regroupe au sommet de la montée.
  • Lorsqu’un cycliste désire se lever, il pointe les coudes vers l’extérieur et lance « hop! » et s’assure de garder sa vitesse constante en manœuvrant sans temps mort.
  • Lors du dépassement d’un autre peloton ou de cyclistes solitaires, le cycliste de tête annonce « peloton à gauche » et le cycliste en queue de peloton lance « dernier ». C’est le capitaine de route qui prend la décision du dépassement d’un autre peloton. Le peloton qui dépasse s’éloigne rapidement du peloton qu’il vient de doubler.
  • Lors d’une crevaison ou d’un bris, le peloton s’arrête et se range en sécurité en bordure de la route.
  • Le capitaine de route s’assure du bon fonctionnement du peloton et ajuste au besoin la vitesse du groupe afin que tous les membres soient en mesure de suivre.

Signalisation routière

  • Arrêt à une intersection ou le long de la route : bras gauche avec le coude plié et la main vers le bas annoncer « stop! »
  • Ralentissement : bras gauche avec le coude plié et la main vers le bas
  • Virage à gauche : bras gauche tendu et/ou annoncer « à gauche »
  • Virage à droite : bras droit tendu et/ou annoncer « à droite »
  • Continuer tout droit : annoncer « devant »
 

Signalisation d’un danger

  • Un trou : pointer le trou avec la main
  • Plusieurs trous : pointer les trous avec la main avec un mouvement de gauche à droite
  • Fissure(s) : pointer la (les) fissure (s) avec la main avec un mouvement longitudinal
  • Gravier (ou absence d’asphalte) : annoncer « gravier »
  • Débris : pointer avec la main et annoncer « roche, bois, … »
  • Route en réparation, autres dangers : annoncer « attention! »
  • Pont de bois : annoncer « pont de bois »
  • Voie ferrée : balancement d’un bras dans le dos avec 2 doigts ouverts symbolisant la voie ferrée et annoncer « voie ferrée »
  • Obstacle à droite : le bras droit derrière le dos, main ouverte, avec un mouvement vers la gauche
  • Auto derrière le peloton : annoncer « voiture derrière » ou « auto derrière »
  • Gravier ou sable sur la chaussée : bras allongé, bouger les doigts vers le sol
 

Signalisation des intentions d’un cycliste

  • Donner le relais : bras droit élevé avec rotation de la main et annoncer « relais! »
  • Sortir du peloton : bras gauche tendu et sortie par la gauche et annoncer « je sors »
  • Rentrer dans le peloton : pointer avec la main et annoncer « je rentre »
  • Dépasser un cycliste : annoncer « à gauche »
  • Se lever ou dos d’âne : les deux coudes vers l’extérieur et annoncer « hop! »
  • Les cyclistes respectent le code de la sécurité routière en tout temps et se montrent courtois avec les autres usagers de la route.
  • Les pelotons comptent au plus 8 cyclistes.
  • Les cyclistes évitent de faire des mouvements brusques ou de freiner inopinément.
  • Les cyclistes gardent les mains sur le guidon, à portée des freins, sauf pour indiquer une intention, boire ou manger.
  • Les cyclistes ne croisent jamais leur roue avant avec la roue arrière du cycliste qu’ils suivent et ne s’en approchent jamais à moins de 30 cm.
  • Le cycliste de tête ralentit avant de traverser une voie ferrée et les membres du peloton de distancient. Les cyclistes traversent les rails perpendiculairement à ceux-ci.
  • Le cycliste de tête ralentit avant de traverser un pont avec un tablier de bois ou de métal et les membres du peloton se distancient.
  • Dans le peloton, le cycliste qui désire boire ou manger initie cette activité lorsqu’il juge qu’il est sécuritaire de le faire, idéalement en queue de peloton lorsque les conditions s’y prêtent (vitesse de croisière constante, chaussée en bon état, etc.).
  • Lorsque la chaussée devient crevassée ou brisée, le cycliste de tête ralentit progressivement la vitesse et les cyclistes se distancient afin d’éviter les trous et les fissures.
  • Si un cycliste se retrouve inopinément sur un accotement de gravier et qu’il y a un écart de 2-3 cm entre celui-ci et l’asphalte, il déplace son centre de gravité vers l’arrière du vélo et freine doucement. Il met un pied à terre et remonte sur la chaussée. Les cyclistes qui suivent se distancient et demandent l’arrêt du peloton. La même manœuvre peut s’imposer sur une route en réparation où le gravier est très mou.
  • Dans les villes et les villages, le cycliste de tête ralentit la vitesse et les cyclistes se distancient afin de pouvoir éviter tout obstacle surgissant à l’improviste.
  • Dès que le cycliste de tête observe à l’avant une chaussée en réparation, il annonce « attention » et diminue progressivement la vitesse; les cyclistes se distancient pour franchir cette section de route.
  • Un cycliste qui transporte des objets ou des vêtements dans les poches de son maillot ou dans sa veste s’assure régulièrement qu’ils sont bien enfoncés afin d’éviter qu’ils ne tombent et provoquent la chute des cyclistes qui suivent. On avertit immédiatement un cycliste qui porte des objets, que ceux-ci risquent de tomber de ses poches. De même, le cycliste s’assure que son porte-bidon retient bien la bouteille et que son sac de selle est bien fixé et fermé.
  • Les cyclistes choisissent un peloton en fonction de leur capacité physique et de leur forme du moment. Dans le peloton, ils se sentent à l’aise et en mesure de récupérer de l’effort déployé lorsqu’ils ont occupé la position de tête.
  • Les cyclistes ne prennent pas de photos, n’utilisent pas de téléphone ni n’écoutent de la musique lorsqu’ils roulent en peloton.
  • On ne laisse jamais seul un cycliste qui éprouve de la difficulté et qui montre des signes de fatigue. Si le contexte le permet, il peut terminer la randonnée dans un autre peloton moins rapide.

Les utilisateurs de VAE devront :

  • S’identifier comme tels auprès des capitaines et autres participants;
  • Choisir avec soin leur peloton;
  • S’assurer de pouvoir terminer le parcours sans recharge;
  • Moduler leurs efforts afin de ne pas briser l’allure normale du groupe;
  • Ne pas forcer l’allure dans les montées;
  • S’assurer d’être capable de suivre dans les portions plus roulantes;
  • Respecter les consignes formulées à leur endroit par le capitaine de route s’il y a lieu.