Fonctionnement du peloton

  1. La vitesse du peloton correspond à la vitesse moyenne enregistrée à la fin d’une randonnée dans un secteur relativement plat et rural. Ainsi, la vitesse observée au cours de la randonnée dépassera souvent la vitesse moyenne lorsque les conditions seront favorables.
  2. Lors du départ, le cycliste de tête roule légèrement en-deçà de la vitesse du peloton pour un échauffement de quelques kilomètres.
  3. Au cours de la randonnée, le nouveau cycliste de tête conserve la vitesse à laquelle roulait le cycliste qu’il remplace. Les changements de vitesse sont toujours progressifs.
  4. Le cycliste de tête observe la route loin devant lui afin de décider à l’avance du meilleur trajet à suivre et indique à l’avance les feux de signalisation, les arrêts ou les changements de route.
  5. Le cycliste de tête s’éloigne progressivement de la bordure de la route s’il faut contourner un trou, du sable ou un objet, en pointant le danger à éviter.
  6. Le cycliste de tête garde sa position pendant au plus 1 km ou 2 minutes, et passe le relais en autant que la visibilité soit bonne et que l’espace le permette (éviter les courbes ou les ponts étroits). Il s’assure qu’aucune voiture ne croise ou ne dépasse le peloton.
  7. Avant de passer le relais, le cycliste de tête indique son intention en levant un bras au-dessus de la tête et en décrivant un petit mouvement circulaire tout en annonçant « relais ». Il accélère légèrement pour se dégager vers l’avant, se range à droite et descend rapidement à la queue du peloton.
  8. Le cycliste en queue de peloton annonce au passage du relayeur « dernier » et s’assure que celui-ci prend sa roue.
  9. Si le relayeur doit réintégrer d’urgence le peloton durant sa manœuvre, il pointe avec la main l’endroit où il désire s’insérer et s’intercale dès que les cyclistes concernés lui font une place.
  10. Dans le peloton, les cyclistes conservent une distance minimale de 30 cm du cycliste qu’ils suivent, en restant vigilants et en évitant les mouvements brusques.
  11. Les cyclistes indiquent par une signalisation adéquate les trous ou les obstacles qu’ils jugent dangereux et susceptibles de causer une chute ou un bris.
  12. Dans les descentes, le cycliste de tête pédale aussi longtemps qu’il le peut et les autres gardent leur position, en se distançant davantage si la vitesse est grande. Tous gardent les deux mains sur le guidon en tout temps.
  13. Dans les montées courtes, les cyclistes gardent leur position. Dans les montées supérieures à 250 m, chaque cycliste monte à son rythme, en prenant soin de doubler un seul cycliste à la fois, par la gauche. En dépassant, le cycliste annonce « je passe à gauche ». Le peloton se regroupe au sommet de la montée.
  14. Lorsqu’un cycliste désire se lever, il pointe les coudes vers l’extérieur et lance « hop! » et s’assure de garder sa vitesse constante en manœuvrant sans temps mort.
  15. Lors du dépassement d’un autre peloton ou de cyclistes solitaires, le cycliste de tête annonce « peloton à gauche » et le cycliste en queue de peloton lance « dernier ». C’est le capitaine de route qui prend la décision du dépassement d’un autre peloton. Le peloton qui dépasse s’éloigne rapidement du peloton qu’il vient de doubler.
  16. Lors d’une crevaison ou d’un bris, le peloton s’arrête et se range en sécurité en bordure de la route.
  17. Le capitaine de route s’assure du bon fonctionnement du peloton et ajuste au besoin la vitesse du groupe afin que tous les membres soient en mesure de suivre.

Février 2021